Coralie Morissette : La vie après la carrière d’athlète

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Vous avez sûrement déjà eu au moins une grande passion qui vous a habité et qui vous a permis de repousser vos limites. Pour moi, c’était le patinage artistique. Pendant 17 ans, j’ai dédié corps et âme à ce sport. Il y a eu bien des sacrifices, de la sueur et des larmes, mais pour avoir eu l’opportunité de vivre des moments victorieux et de créer des souvenirs inoubliables avec mon équipe, ça n’a eu aucun prix. Rien au monde ne peut m’enlever ce vécu en tant qu’athlète. C’est ancré au plus profond de moi, au fin fond de ma mémoire jusque dans mes fibres musculaires…

Mon passé d’athlète de haut niveau

Toute mon adolescence, mes semaines se résumaient à un entraînement de
3 heures sur glace l’après-midi suivi d’une séance d’entraînement hors glace,
5 jours sur 7. La fin de semaine c’était cours de ballet et d’haltérophilie à tous les samedis avec le groupe élite. Finalement, repos le dimanche. « C’est complètement fou », vous allez peut-être vous dire, mais c’est le quotidien de n’importe quel athlète vit. Avec des objectifs et des rêves plein la tête, cette routine était mon outil et mon plan d’action pour atteindre cette place tant convoitée : une place parmi la crème du patinage québécois.

Avec une telle intensité d’entraînement, vous aurez deviné que les risques de blessures vous guettent de très près. Les claquages et les entorses à répétition ont eu raison de moi, de même que les choix de carrière qui m’ont également poussée à mettre un terme à cette aventure. Nous avons tous une « date d’expiration » en tant qu’athlète, et la mienne est arrivée plus tôt que je ne l’aurais souhaitée.

Ceci étant dit, vous comprendrez que le passage d’une routine de sportive de haut niveau à une routine d’étudiante collégiale ne s’est pas fait sans conséquences. Les gens de ma région me reconnaissent comme étant « Coralie la patineuse », mais lorsque ma vie d’athlète se termine, qui suis-je maintenant ?

Ma nouvelle réalité

Cette période de recherche d’identité et de «blues» a pris fin, lorsque j’ai enfin trouvé un intérêt connexe : le domaine de la santé et l’entraînement en salle. Maintenant thérapeute en physiothérapie et massothérapie, j’ai pu récupérer la passion que j’avais perdue dans ma nouvelle profession, mais surtout entre les 4 murs de la Cité Sportive. Avec des entraîneurs dynamiques et expérimentés j’ai retrouvé le défi, la fierté et l’accomplissement que j’avais lors de mes années antérieures. Les programmes avec mes entraîneurs, Nadia et Samuel, sont personnalisés avec une touche de ce que j’aime : la pliométrie, la musculation, les poses de yoga et la course. La Cité est devenue mon second lieu de vie, comme l’aréna l’était autrefois. Si ce n’était pas de mes nouvelles obligations, je me sentirais prête et en forme pour rechausser mes patins à nouveau et tenter une dernière aventure sur la glace… Qui sait ce que l’avenir me réserve ?